15.11.2007

Je ne le voulais pas mais je l'ai eu...

... mon quart d'heure à la Warhol !

 

Ah la magie de l'Internet et de la société moderne.

La libre circulation de l'information et des informations.

On se retrouve pris sous un tel flot de données, d'idées, de pensées, d'études, de statistiques, de publicités, de blagues et de "messages" en tous genres qu'on se demande encore comment on arrive à entendre et à emmagasiner quelque chose.

De ce point de vue là, je sais pas vous mais, pour ma part, j'ai toujours eu l'impression d'ouvrir ma gueule pour rien, de pisser dans le même violon que toutes les personnes qui, s'érigeant en pourfendeurs de la "pensée unique" se mettent à tous penser pareil.

Même en tant que journaliste, on ne sert à rien : on écrit des articles dont on se demande si quelqu'un les lit à part le mec dont le boulot est de checker s'il n'y a pas de faute d'orthographe. Et au final, on comprend bien vite qu'on nous a menti, à l'école, en nous apprenant par coeur "Le journaliste est le dernier rempart de la liberté d'expression. Sa plume est le bouclier qui protège le peuple des totalitarismes. Son rôle dans la société est crucial car il est le seul capable de bousculer les ordres établis."

Me faites pas rire, j'ai des aphtes : le journaliste écrit, désabusé, comme le speaker de supermarché annonce une promo au rayon pâtisserie en sachant que de toute façon personne ne l'écoute.

 

 

Et puis, parfois, on est surpris.

Comme moi, tout à l'heure.

 

Voulant voir si ce blog était référencé sous mon nom, j'ai fait une recherche de toutes les pages contentant "Sébastien Pepinster". Et, au hasard du farfouillage, je suis tombé sur une page tout à fait surprenante.

Un blog. Celui d'une jeune femme, portugaise, dont je n'ai jamais entendu parler.

 

Y partageant, apparemment, ce qui lui plait, tant en art qu'en littérature, chacun des articles reprend un poème, un texte de chanson ou une citation, le tout, orné d'une photo.

Et dans le tas, un article consacré à...

 ... "je vous le donne Emile"...

 

... moi !

 

La preuve, cliquez sur l'image, vous accèderez au blog en question.

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Incroyable mais vrai ! Je n'aurais jamais cru que ce soit possible. 

 

Dans cet article, une citation, en portugais, de quelques phrases que je ne me rappelais même pas avoir écrites en français.

 

En version originale ça donne ça :

 

"La facilité extrème de la communication cause de plus en plus le paradoxe de l'anonymat. La personne disparait derriere le message, l'humain derriere sa fonction. On croise tous les jours des milliers de personnes et plus on en croise moins on les voit. Au final, plus personne ne se voit, plus personne ne prend consience de l'Autre et on finit seuls. En groupe, seuls tous ensemble."

 

On peut pas dire que j'en aie honte : pas question, aujourd'hui, de renier ces propos. Mais c'est pas vraiment ce que j'ai dit de plus profond. Ca remonte à des années et ça n'avait d'autre intérêt que d'expliquer ma démarche photographique sur les villes, dans le cadre d'un concours pour le site Pontos.de.Vista.

 

 

Je n'aurais jamais cru possible que ça puisse intéresser quelqu'un.

Mais le plus fou, c'est après que je l'ai découvert : sur ce pos, des commentaires d'autres étrangers, acquiesçant, abondant en mon sens.

   

Non seulement ça a intéressé une personne, mais en plus, y a des gens qui sont d'accord avec elle.

 

Alors je me suis dit que j'allais un peu farfouiller dans les stats de mon blog, pour voir si, ces conneries-ci, n'intéressent pas non plus quelques personnes.

 

Et bien croyez-le ou pas, mais depuis la mise en ligne de ces pages, vous êtes une centaine à être revenus plus d'une fois.

 

Tout ça me donne une idée :

 

Et si j'publiais un bouquin, avec mes stupidités de raisonnements idiots ? Y aurait peut-être quelques fous pour l'acheter.

 

 

C'est décidé, lundi je vais voir ma conseillère intérim et je lui en parle :  

 

"Bonjour, je viens vous voir parce que j'aimerais changer d'emploi. Je crois que celui que j'exerce actuellement n'est pas le plus adapté à mes compétences."

"Ah bon ? Et quel serait votre job idéal, Monsieur Pepinster ?"

"Force est d'avouer que je me vois bien gourou. A moins que vous ne puissiez me proposer une place de dictateur d'une petite république bananière..." 

Commentaires

Seb, a star on ze web

Ecrit par : Yaya | 15.11.2007

Je fais l'amour avec une star'

=D

Ecrit par : La dulcinée. | 15.11.2007

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