11.03.2008

Dans le cochon, tout est bon...

... ou comment quand même causer écologie quand on n'a pas été foutu de structurer l'article qu'on promet depuis des mois.

  

D'ailleurs, avant toute chose, je crois qu'il faut que je présente mes excuses (quoique cela fasse un brin pompeux puisque cela présuppose qu'il intéresse quelqu'un) pour l'annonce foireuse du mois de novembre où je promettais un article qui allait "bouleverser la vision moderne de l'écologie" (Tu parles, Charles !). J'ai un peu présumé de mes capacités et ne suis encore qu'à l'introduction après 17 pages word en Century Gothic 10. Du coup, impostable sur un blog, même si j'arrivais à le terminer.

Peut-être qu'un jour je sortirai un bouquin qui sera alors un échec commercial et critique monumental mais au moins vous, lecteurs de ce blog, n'aurez pas attendu vainement. (Comme si qui que ce soit attendait...)

 

Bref.

J'ai lu dernièrement le texte d'une chanson d'un groupe "hardline vegan", une sorte de groupuscule extrémiste qui prône "l'élévation de l'animal au niveau de l'homme".

Ca donne à peu près ceci :

"Your position is irrelevant to this situation, its black and white, youre wrong, we're right, and youd better come to that realization. . . Cos' its murder plain and simple, no justification for the taking of a life without provocation. Youd be guilty of a crime in courts throughout the nation, if the victim was human you could face execution..."

En gros, "nous" avons tort, "ils" ont raison, faut pas tuer des n'animaux et nos abattoirs c'est comme Dachau (ça c'est dans la suite du texte que je vous épargne).

 

Et là ben...
Tout ce qui me vient à l'esprit, c'est une question con :

 

Euh...

Si on considère un poulet comme son égal... on doit aussi considérer une fourmi comme son égal, non ?

Soit.

Mais alors faut plus marcher dans l'herbe.

Et si on considère une fourmi comme son égal, les bactéries, microbes, virus et autres paramécies sont aussi nos égaux, non ? Après tout c'est des "animaux". (oubliez ce terme, il est approximatif... Remplacez-le par "vivants". Merci Emily... :p)
Mais alors faut plus jamais faire la vaisselle ou s'moucher. Parce qu'on en bute, des bactéries ou des microbes.

 


Et question con (encore) mais...

Une carotte, c'est vivant, non ?

'fin... j'me demande. Parce que bon... Vu qu'c'est vivant, pourquoi on a l'droit de la manger, elle, et pas le poulet ?

Parce que le poulet bouge ? Matez bien une carotte en accéléré, elle pousse, elle bouge.

Parce que le poulet crie ? Qu'est-c'qui nous dit qu'avec des oreilles spéciales on l'entendrait pas crier, la carotte ? Après tout, on reste bien souvent trop focalisé sur le fait qu'il n'existe que nos cinq sens et aucun autre. Alors qu'il y a de nombreux exemples dans le regne animal de "perceptions" différentes des nôtres. D'animaux capables de "sentir" ce dont on n'aurait même pas idée. Il existe peut-être un animal qui entend les carottes chanter, la nuit, au fond des champs.


1795698683.jpg Alors quoi ? Une carotte c'est vivant, ça bouge, et p'tet même que ça crie.

Pourquoi on a le droit de la bouffer et pas un poulet ?


La vie ne peut avoir lieu sans la mort. Croire qu'on peut exister sans anéantir d'autres vivants, c'est avoir des oeillères grandes comme la raquette de Pete Sampras.

 

"Si, c'est possible !"

 

Ah ?

 

Oublions la bouffe. Et pensons "vie" tout court.

Là, par exemple, je suis assis sur une chaise. Cette chaise, en bois, a nécessité qu'on tue un arbre pour la confectionner.

Je suis assis sur un cadavre d'arbre. Quelle abomination.

 

Et ma chemise ? 100% pur coton !

Une plante ! Vivante ! Je me sens sale.

 

"Ben t'as qu'à porter du Nylon© ou du Lycra­®". Et là j'ai envie de dire merci aux plus "fashion addict" d'entre vous d'avoir relevé cette éventualité. Ils apportent de l'eau à mon moulin.

Parce que, bon... Le lycra, le nylon ou autre... C'est du "plastique" un brin modifié, non ? Et le plastique c'est quoi ?

 

Un dérivé de pétrole, pardi.

 

Et le pétrole, comme tout combustible fossile, c'est une transformation par le temps (je schématise, hein : le processus est plus complexe) de matières organiques. Bois, carottes, petit lapins morts, c'est tout ça, le pétrole.

Horreur suprème !

On en met même dans nos voitures qui, lorsqu'on y réfléchit ne sont dès lors plus seulement des engins monstrueux tuant la planète par les saloperies qu'elles émettent mais pire : tuant la planète avec ses propres cadavres.

 

J'ai donc décidé, dès maintenant, d'arrêter de manger, de m'habiller, de vivre dans une maison avec des meubles, de me chauffer et de me déplacer.

"Mais non ! Arrête ! Le pétrole et le bois, on s'en fout : c'est pas nous qui les avons tués, ils sont morts depuis longtemps".

 

Ah bé oui ! Evidemment ! Que n'y avais-je pas pensé. Toujours cette fameuse loi du "mort kilométrique" qui dit que "quand c'est pas nous et que c'est loin c'est pas grave".

Ben oui mais alors les poulets. C'est pas moi hein. Moi j'l'achète tout prêt. Pourquoi j'ai pas la conscience tranquille ?

Parce que l'homme a une imagination débordante et une forte tendance à la métonymie primaire : lorsqu'il voit une côtelette, il imagine instantanément l'adorable petit cochon, ses grandes oreilles et son groin sale faisant "niurf niurf".
Puis on l'entend chanter, comme dans le film "Babe", l'adaptation de la troisième Symphonie (avec orgue) de Camille Saint Saens. (Déconnez pas, cliquez sur les deux liens, ci-dessus et vous verrez que j'raconte pas des bêtises pour le plaisir.)

Et ce chant se mue en un atroce hurlement couvert par le bruit de la scie circulaire de l'abattoir qui scie la carcasse de ce pauvre porcelet en deux sur toute la longueur.

Alors un instant on hésite, on repose le paquet, au mieux on se dit "Pas cette fois." et on repart le coeur plus léger, au pire on le jette dans le caddie et on essaie de ne plus y penser jusqu'au retour à la maison et la corvée de déballage des courses.

 

 

En fait, c'est à ce moment de mon développement qu'il faut que je dise que je suis plus ou moins d'accord avec les amis "Vegan hardline".

Vous en doutiez, hein ? 

 

Et pourtant si ! Je suis tout à fait d'accord. Ceux qui ont lu le "teaser" de mon article inachevé l'ont peut-être déjà compris.

 

Considérer l'homme comme "supérieur à l'animal" est pour moi une absurdité sans nom. Mais contrairement aux copains Khmers Verts, terroristes du chou de bruxelles, je ne prône pas "l'élévation de l'animal au rang de l'homme" mais bien le contraire : le replacement de l'homme au niveau de l'animal.

 

Parce qu'après tout, quelle est la seule différence entre l'homme et un lapin de garenne ?

Le fait que l'homme "a conscience" de sa propre situation ?

Et qu'est-ce qui nous dit que le lapin de garenne n'en a pas conscience ?

"Pas possible : pas assez intelligent".

 

"Pas assez"... c'est fou comme on a tendance à considérer tout ce qui n'est pas Nous comme "trop" ou "trop peu".

 

L'homme, un animal comme les autres, je disais donc.

 

Et dans ce cas là, posons-nous le problème du poulet ou de la carotte à l'inverse :

 

Le lapin se pose-t-il la question de savoir si la carotte est ou a été vivante, lorsqu'il la croque ?
Le renard se demande-t-il à quoi pense le lapin lorsqu'il lui déchire les entrailles avec les dents ?

"Oui mais ils n'en ont pas la conscience".

Je l'ai dit plus haut : pas sûr. Loin de là.

 

Et tiens, une question subsidiaire :

 

Pourquoi est-ce que dire "Je mange un pavé de boeuf sauce roquefort" ne réveille aucune sensibilité alors que "Je déguste une cuisse de yorkshire grillée au miel et poivre rose" passe pour une abomination ?

Hein ?

J'me demande ?

C'est parce qu'on considère un chien comme "supérieur" à une vache ?
Sur base de quelle considération ? L'intelligence ?

Qui a pu la mesurer avec précision ? Et puis quand bien même la vache aurait un Q.I. "objectivement" plus bas que le chien, est-ce que ça justifierait qu'on s'indigne de l'abattage du chien à des fins alimentaires et pas de celui d'une vache ?

 

Cool ! Voilà qui va faire plaisir aux meurtriers de la planète : ils écoperont dorénavant d'une peine de prison au prorata du quotient intellectuel de leur victime.

Et le mec qui tuera une personne tétraplégique ou dans le coma n'ira pas plus longtemps en prison que pour l'assassinat d'un poireau dans la fleur de l'age.

 

Enfin... Qu'est-ce que j'essaie de dire par l'absurde ?

 

En fait pas grand chose : perso je me fous que des gars n'aient pas envie de manger de viande, veuillent manger des carotes et pas du céleri, refusent de porter des vêtements en lin, ou que sais-je encore.

Si c'est leur trip, la méthode qu'ils ont trouvée pour donner un sens à leur existence ou une simple "envie", peu me chaut.

Mais j'en ai marre du prosélytisme écologique. Du "Il faut protéger la planète" qu'on nous rabache à longueur de journée pour tenter de nous faire culpabiliser d'être, tout simplement.

 

Bon sang, est-ce qu'un lapin se pose la question de savoir s'il détruit la planète ou pas ?

Est-ce que les lapins, arrivés en surpopulation en Australie, ont mis en place un système de régulation des naissances, comme en Chine ? Est-ce qu'ils ont lancé des actions de développement durable ? Ou ont-ils continué à poliférer anarachiquement sans se soucier du jour où l'écosystème serait tellement saturé par leur présence serait totalement bouleversé ?

"Oui mais ils ne sont pas assez intelligents pour ça". Pas sûr, j'ai dit. Je le répète.

Et qu'est-ce qui s'est passé avec lapins ?
L'homme a tenté de les réguler, de jouer les zorros de l'écologie, en introduisant d'autres bestioles, des maladies, et je ne sais quel bordel encore.

Mais d'une part, détruire les lapins pour sauver l'écosystème, n'est-ce pas détruire la Nature pour sauver la Nature ? Est-ce que "trop de lapins" ce n'est pas autant la Nature que "juste assez de lapins" et que "pas de lapins du tout" ?

Et d'autre part, l'action de l'homme a-t-elle sauvé la siuation ? Non, elle n'a fait que "bouleverser" l'écosystème différemment.

Il n'y a plus "trop" de lapins mais il y a désormais quelques autres saloperies qui ont échappé au contrôle suprême de l'être humain.

 

Logique : vouloir régler un problème sans avoir une connaissance complète du fonctionnement général du système dans lequel il survient, équivaut, la plupart du temps, à faire pis que mieux. Ou a reporter le problème sur une autre partie du système.

 

Et là, on parle d'un système ultra-transcendant par excellence : "la Nature".

Les lapins, les carottes, l'homme, le système solaire, l'univers et ce à l'intérieur duquel l'univers se trouve.

Pour savoir quel impact réel aura la moindre de nos actions sur la "nature", il faudrait faire un audit complet de tout l'univers en général et dans le détail avant de se lever chaque matin.

 

A chaque pas, si on pousse le raisonnement à l'extrême, nous risquons de conduire l'univers tout entier à sa perte ou, au contraire, de lui accorder une seconde de répit supplémentaire.

 

Ah oui, parce que j'ai oublié : "répit", je crois avoir choisi le mot a bon escient.

 

A votre avis, les amis, quelle est le seul élément inamovible et déterminant de toute chose hormis le "Temps" (avec un T majuscule, c'est important. Je ne parle pas de secondes ou de minutes mais de la suite immuable de toute chose) ?

Simple : la FIN.

Tout est voué à se terminer.

Tout ?

Tout !

Surtout vous.

Surtout moi.

Et les petits lapins.

Et la Terre.

Et le Système Solaire.

Et par extension l'univers tout entier.

 

Et quand il n'y aura plus rien ?

 

Ce sera toujours la Nature.

 

Mais on ne sera juste plus là pour le voir.

 

Je ne prône pas la destruction anarchique ou l'abus dans l'utilisation de tout ce qui fait qu'on peut vivre.
Je trie mes déchets, économise l'énergie, ne tue pas les animaux inutilement et ne détruis pas les plantes pour le plaisir.

Mais si on commence à s'interdire une seule chose. Parce qu'il "FAUT", alors on peut tout s'interdire. Surtout de vivre. Il n'y a que comme ça qu'on arrivera à limiter notre impact sur la "Nature".

 

J'ai d'ailleurs lu, encore sur le site d'un mec à tendance Vegan, qu'il fallait encourager l'IVG. J'ai même lu "Procréation = meurtre".

Pourquoi l'auteur de ces paroles ne réfléchit pas un peu plus loin ? Il comprendrait alors que "Vie = meurtre". Et que prôner la mort des "autres" ne suffit pas. Mais que le salut de la Nature telle qu'il croit devoir la protéger passe également par son propre suicide.

 

Ou pas.

 

 

 

Retrouvez la suite de ce raisonnement dans mon livre "Ces mensonges que l'homme se fait à lui-même" à paraître en 2037 aux éditions Tourne-en-rond.

 

Merci de votre attention.

 

A bientôt. 

15.11.2007

Je ne le voulais pas mais je l'ai eu...

... mon quart d'heure à la Warhol !

 

Ah la magie de l'Internet et de la société moderne.

La libre circulation de l'information et des informations.

On se retrouve pris sous un tel flot de données, d'idées, de pensées, d'études, de statistiques, de publicités, de blagues et de "messages" en tous genres qu'on se demande encore comment on arrive à entendre et à emmagasiner quelque chose.

De ce point de vue là, je sais pas vous mais, pour ma part, j'ai toujours eu l'impression d'ouvrir ma gueule pour rien, de pisser dans le même violon que toutes les personnes qui, s'érigeant en pourfendeurs de la "pensée unique" se mettent à tous penser pareil.

Même en tant que journaliste, on ne sert à rien : on écrit des articles dont on se demande si quelqu'un les lit à part le mec dont le boulot est de checker s'il n'y a pas de faute d'orthographe. Et au final, on comprend bien vite qu'on nous a menti, à l'école, en nous apprenant par coeur "Le journaliste est le dernier rempart de la liberté d'expression. Sa plume est le bouclier qui protège le peuple des totalitarismes. Son rôle dans la société est crucial car il est le seul capable de bousculer les ordres établis."

Me faites pas rire, j'ai des aphtes : le journaliste écrit, désabusé, comme le speaker de supermarché annonce une promo au rayon pâtisserie en sachant que de toute façon personne ne l'écoute.

 

 

Et puis, parfois, on est surpris.

Comme moi, tout à l'heure.

 

Voulant voir si ce blog était référencé sous mon nom, j'ai fait une recherche de toutes les pages contentant "Sébastien Pepinster". Et, au hasard du farfouillage, je suis tombé sur une page tout à fait surprenante.

Un blog. Celui d'une jeune femme, portugaise, dont je n'ai jamais entendu parler.

 

Y partageant, apparemment, ce qui lui plait, tant en art qu'en littérature, chacun des articles reprend un poème, un texte de chanson ou une citation, le tout, orné d'une photo.

Et dans le tas, un article consacré à...

 ... "je vous le donne Emile"...

 

... moi !

 

La preuve, cliquez sur l'image, vous accèderez au blog en question.

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Incroyable mais vrai ! Je n'aurais jamais cru que ce soit possible. 

 

Dans cet article, une citation, en portugais, de quelques phrases que je ne me rappelais même pas avoir écrites en français.

 

En version originale ça donne ça :

 

"La facilité extrème de la communication cause de plus en plus le paradoxe de l'anonymat. La personne disparait derriere le message, l'humain derriere sa fonction. On croise tous les jours des milliers de personnes et plus on en croise moins on les voit. Au final, plus personne ne se voit, plus personne ne prend consience de l'Autre et on finit seuls. En groupe, seuls tous ensemble."

 

On peut pas dire que j'en aie honte : pas question, aujourd'hui, de renier ces propos. Mais c'est pas vraiment ce que j'ai dit de plus profond. Ca remonte à des années et ça n'avait d'autre intérêt que d'expliquer ma démarche photographique sur les villes, dans le cadre d'un concours pour le site Pontos.de.Vista.

 

 

Je n'aurais jamais cru possible que ça puisse intéresser quelqu'un.

Mais le plus fou, c'est après que je l'ai découvert : sur ce pos, des commentaires d'autres étrangers, acquiesçant, abondant en mon sens.

   

Non seulement ça a intéressé une personne, mais en plus, y a des gens qui sont d'accord avec elle.

 

Alors je me suis dit que j'allais un peu farfouiller dans les stats de mon blog, pour voir si, ces conneries-ci, n'intéressent pas non plus quelques personnes.

 

Et bien croyez-le ou pas, mais depuis la mise en ligne de ces pages, vous êtes une centaine à être revenus plus d'une fois.

 

Tout ça me donne une idée :

 

Et si j'publiais un bouquin, avec mes stupidités de raisonnements idiots ? Y aurait peut-être quelques fous pour l'acheter.

 

 

C'est décidé, lundi je vais voir ma conseillère intérim et je lui en parle :  

 

"Bonjour, je viens vous voir parce que j'aimerais changer d'emploi. Je crois que celui que j'exerce actuellement n'est pas le plus adapté à mes compétences."

"Ah bon ? Et quel serait votre job idéal, Monsieur Pepinster ?"

"Force est d'avouer que je me vois bien gourou. A moins que vous ne puissiez me proposer une place de dictateur d'une petite république bananière..." 

12.11.2007

Les joies de l'indépendance V2.0...

... ou "Que j'aime quand le téléphone s'y met aussi"...

 

Si vous avez lu l'article précédent, astucieusement intitulé presque pareil, vous allez comprendre de quoi je veux parler.

 

Quoique... Vous aurez peut-être tendance à penser que cet article va s'orienter vers le premier type "évident" d'emmerdeurs.

Celui qui vous emmerde à 22h30 pendant que vous regardez "Inspecteur Barnaby" sur la Trois.

Accroché aux accoudoirs de votre fauteil préféré, vous attendez, pris par le suspense, que le détective annonce enfin le nom du coupable, qu'il lève le voile sur cette affaire de meurtre sordide (le 537ème... ça fait beaucoup pour un seul petit village du Sussex qui ne doit pas compter plus de 2000 habitants !) et confirme ou infirme votre talent de profiler. Et c'est là, alors que la réponse est à deux doigts d'être donnée et que vous avez déjà préparé mentalement le "Tu vois Françoise, j'te l'avais dit que c'était la couturière qui avait fait le coup !" que vous êtes certain pouvoir sortir triomphalement dans moins d'une minute montre en main, c'est donc ce moment précis, que le téléphone choisit pour faire retentir dans la pénombre de votre salon sa sonnerie qui, si déjà en temps normal vous horripile, dans le cas présent vous donnerait presque envie de génocide.

Et à votre "Allo !" agacé répond par un "Bonsoir Monsieur. J'espère que je ne vous dérange pas." une jeune femme dont l'application à utiliser son plus beau français et le ton enjoué ne suffisent pas à masquer l'accent marocain, ivoirien ou roumain.

Réprimant votre envie de hurler "Bien sûr que si, connasse !!!", vous vous étranglez avec un "Euh... Un peu mais c'est pas grave..", permettant ainsi à la jeune femme sus-mentionnée de poursuivre avec "Très bien. Dites moi, Monsieur. Aimez-vous le vin ? Nous pouvons vous proposer une bonne sélection de vins du monde, un Cabernet Sauvignon chilien ou un...".

Bien décidé à ne pas laisser finir sa phrase cette empêcheuse de buller en rond vous raccrochez hargneusement le cornet et, désemparé, les larmes montant aux yeux, vous demandez "Alors, Françoise, qui c'est qu'a tué le pharmacien ?".

 

Bref.

 

Non, pas question avec cet article, de fustiger ni de lapider les agents "Hard Sellers" de Teleperformance Outbound Casablanca ou de Target Power Group Bucarest. Ces personnes ne faisant que leur travail et ayant fait ce travail moi-même (à cette exception que je ne vendais pas du vin mais que je dérangeais des italiens pendant les match de la Coupe du Monde de Football pour leur demander ce qu'ils pensaient des pneus Bridgestone), il serait totalement aberrant de leur en vouloir.

 

Les "emmerdeurs téléphoniques" dont je voulais parler plus haut sont tout autres.

Pour comprendre de qui il s'agit, mettons-nous (encore) en situation. (Tiens... Ca ne vous rappelle pas un sketch d'Eric et Ramzy ?)

 

Huit heures trente du matin. Tous volets fermés, vous dormez, dans le noir complet, la tête sous les couvertures, du sommeil du juste dont une semaine de congé accordée par votre employeur vous autorise à profiter.

Quand soudain, alors que vos rêves vous ont transformé en détective privé (Oui... bon... imagination à plat aujourd'hui...) et lancé dans une course-poursuite effrénée avec un suspect que vous soupçonnez d'avoir enlevé la jeune fille que vous aimez, vous êtes réveillé par ce que vous pensez, à la première écoute, être la stridulation de quelque grillon mâle échappé de sa garrigue.

Trois secondes se passent, vous vous faites violence pour comprendre d'où vient réellement ce bruit, et vous comprenez, stupéfait, qu'en fait de grillon il s'agit plutôt du téléphone fixe.

Vous vous précipitez alors, aveugle, dans les escaliers de votre mezzanine, risquant de vous rompre le cou et vous vous explosez le gros orteil dans le coffre ancien qui vous sert de table basse pour vous jeter sur le cornet du téléphone qui, vive les sans-fils ne se trouve évidemment pas sur sa base et que vous devez chercher à tâtons.

Pendant ce temps, votre futur interlocuteur, lui, ne se décourage pas, et les sonneries continuent à s'enchaîner.

Une fois le combiné retrouvé, et juste avant de décrocher, vous vous promettez d'être désagréable avec la personne à l'autre bout du fil si ce n'est pas votre conseillère RH Randstad qui vous propose un poste de PDG payé 12.000 euros par mois ou Yves Leterme vous appelant pour vous consulter sur les mesures à prendre pour parvenir à un accord de l'Orange Bleue sur le chapitre communautaire. 

 

Et là, ce qui se produit vous arrête net dans votre élan, vous scie les jambes et vous laisse, comme le cancre qu'on appelle au tableau pour réciter la table de 9, sans réponse, à balbutier idiotement.

 

"Allo ?"

"Oui... euh... Allo." vous répond une voix étrangère qui, de toute évidence, a l'air aussi étonnée que vous de la situation.

"Sébastien Pepinster à l'appareil. A qui ai-je l'honneur ?"

"Euh..."

"Allo ? Madame ? Que puis-je faire pour vous ?" (Ah, la déformation professionnelle !)

"Euh ben... On peut parler, là, comme ça ? Ou faut qu'on prenne rendez-vous ?"

"Mais... prendre rendez-vous pourquoi ?"

"Ben pour avoir des conseils... enfin... vous savez bien, quoi... J'voudrais me faire aider..."

 

Alors, vous disant que cette conversation est trop surréaliste pour être une banale erreur de numéro, vous vous creusez les neurones encore endormis pour comprendre. Et la réponse apparait soudain, comme un flash.

 

 Hier, vous avez pris le bus, pour rentrer de la gare, ayant la flemme, à minuit et demie, de marcher sous le crachin et les six degrés celsius de ce mois de novembre.

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Et dans ce bus, déjà à moitié somnolant votre regard est resté fixé, sans la voir vraiment, sur une affiche, jaune et bleue, où l'on invitait les alcooliques à se faire aider pour sortir de leur dépendance.

Comment ? Facile ! En appelant un numéro de téléphone mis à leur disposition par la "Maison du Social de la Province de Liège" où la voix amie d'une bénévole leur répondrait les niaiseries habituelles et inutiles qui ne ferait que les conduire à de vaines promesses qu'ils auraient encore deux fois plus de remords de ne pas tenir. 

Vous aviez presque oublié qu'au bas de cette affiche se trouvaient les coordonnées complètes pour joindre ces bénévoles.

Presque : cet appel téléphonique vient de vous le rappeler.

Et d'un coup, toute cette communcation devient claire comme de l'eau de roche puisque vous vous souvenez très distinctement avoir lu ceci :

 

COMMISSION PROVINCIALE ASSUETUDES-ORIENTATION ALCOOL
boulevard d’Avroy 28-30 4000 LIEGE
04/222.22.40
du lundi au vendredi de 9h à 16h

 

 

...222.22.40... Bon sang mais c'est bien sûr ! Votre numéro de téléphone est le 222.24.40.

Avec un ou deux verre de rouge dans le nez, même vous, vous ne feriez pas la moindre différence entre les deux.

 

Alors vous expliquez gentiment à la personne que vous avez en ligne qu'elle s'est trompée de numéro et que le centre d'orientation alcool est joignable au 22, pas au 24.

Elle, plutôt stupéfaite que vous ayez compris quel numéro elle essayait réellement de joindre, se contente de vous remercier et de raccrocher précipitamment.

 

Alors vous posez le téléphone et allez vous recoucher...

 

 

... sauf que...

 

 

... en montant les escaliers qui mènent à mes plumes, j'me suis dit que j'avais été plutôt bête : 

Ce coup-ci, c'est moi qui aurais dû demander "Bonjour Madame ! Aimez-vous le vin ?".

 

Y avait peut-être de l'argent à se faire. 

07.11.2007

Les joies de l'indépendance...

... ou "vive les casse-pieds en papier".

 

Quand on habite seul depuis quelques temps, on a l'habitude des multiples "joies" que cela comporte : démarcheurs à domicile qui veulent vous vendre, à 20h, un contrat chez un fournisseur d'énergie (alors que vous bossez pour l'une de ces sociétés), témoins de Jehovah le samedi matin à 7h30, potes de vos voisins qui se trompent de sonnette un soir de biture à 4h du mat et même les voisins tout court qui, rentrant morts saouls, s'aperçoivent qu'ils ont oublié leurs clés.

 A chaque fois, on peste, on boude, on râle, mais on reste courtois : après tout, si vous ça fait 20 fois qu'on vous emmerde, le démarcheur coupable, c'est peut-être la 100eme fois qu'il se fait remballer insultes à l'appui. Il a déjà un métier suffisamment ingrat, ne rajoutons pas une couche.

Et puis, en restant philosophe et modéré, on ravale jusqu'à son énervement en se disant que si on avait habité chez papa et maman, certes, on aurait évité tout ça, mais on aurait eu droit aux "range ta chambre", "vide le lave-vaisselle", "mets la table" ou "enlève tes pieds du canapé". Ce qui, au final, n'est pas mieux.

Mais il y a quand même une catégorie d'emmerdeurs bien particulière dont j'ai envie de vous faire partager quelques perles aujourd'hui.

Il s'agit de ce qu'on appellera les "emmerdeurs postaux"

 

"Mais de quoi y parle ?" me direz-vous ?

 

Et bien mettons-nous tout de suite en situation : 

 

Il est 18 heures 30. Dehors, il fait nuit noire depuis déjà pas mal de temps (Rigolez pas : on est le 07 novembre. Mettez le nez à la fenetre, demain, à 17h30 précises, vous verrez si je mens.) .

Vous rentrez du boulot, fatigué tant nerveusement que physiquement et, comme si ça ne suffisait pas, frigorifié par les 300m de marche qui séparent le bureau de votre porte d'entrée. 

Et là, avant de rentrer vous mettre au chaud, dans un bon pull en polaire, avachi devant votre ordinateur à attendre minablement (et seul, évidemment) l'heure où vous crêverez suffisamment la dalle pour avoir le courage de vous faire violence pour préparer à manger quelque chose de pas forcément bon que vous avalerez en deux temps trois mouvement, risquant l'occlusion gastrique, en matant des vidéos à la con sur Dailymotion ou Youtube pour finir par attendre l'heure d'aller se coucher... mais je disgresse... avant de rentrer, disais-je donc, vous vous convainquez qu'il FAUT (sisi, c'est votre DEVOIR de CITOYEN LIBRE) relever votre courrier.

 Vous ouvrez délicatement votre boite aux lettres, vous niquant les doigts (toujours gelés, souvenez-vous, on est le 07 novembre) avec le verrou de la petite porte de celle-ci, et vous tombez nez-à-nez avec un paquet d'une douzaine d'enveloppes. De toutes les tailles, de toutes les formes et même dirait-on -tellement certaines sont dans un état pas possible par l'action délicate du facteur- de toutes les époques.

Une fois passé le seuil de votre appartement (et après avoir risqué de vous casser une jambe à cause de la planche à repasser que vous avez laissé trainer en partant à l'arrache le matin même), vous jetez tout négligeamment sur la table du salon : le dépouillement peut attendre que vous ayez enlevé votre manteau, non ?

Et puis, religieusement, vous prenez le paquet de neuf lettres et courriers divers et vous lisez : 

 

1) Facture d'électricité de novembre.

2) Rappel de facture d'électricité d'octobre.

3) Rappel de facture d'ADSL.

4) "Avec Cofidis, optez pour le crédit à la consommation instantané" (tiens donc...).

5) Taxes régionales 2nd semestre 2007.

 

...

 

... à la sixième lettre, vous êtes près de pleurer. Quand soudain... votre regard se pose sur un bout de papier dont vous n'aviez même pas remarqué qu'il n'était pas dans une enveloppe.

1b3011f30cc41c763c4c915099dc9e82.jpgEt là, vous lisez une fois.

Deux fois.

Vous n'en croyez pas vos yeux.

Vous relisez trois fois.

Vous riez, un peu, puis vous dites que "c'est quand même dingue le temps que les gens peuvent perdre". 

Non non, vous ne rêvez pas : on vous annonce bien l'apocalypse. La fin du monde. Voire, une fin de vie bestiale...

A dire vrai, vous vous y attendiez déjà : vu le nombre de factures à payer, le paquet de taxes, les huissiers qui vous courent après depuis des mois, votre propriétaire qui laisse des messages tous les deux jours sur votre boite vocale pour vous rappeler que vous avez "omis de payer le loyer en début de mois mais vous assurer qu'il a bon espoir que vous régulariserez sans tarder la situation qui doit n'être qu'un facheux oubli, tête en l'air que vous êtes", le signe "moins" inexorablement placé devant le nombre à trois chiffres du solde de votre compte bancaire alors que votre salaire atteint à peine, lui, les quatre chiffres tous les mois, il aurait fallu être totalement cinglé pour croire que vous avez une quelconque possibilité d'échapper à la saisie de biens et à la fin de vie, d'ici 2012, dans un carton sous un pont d'autoroute.

Résigné, vous l'êtes.

Mais le lire sur un petit papier découpé à l'arrache et légèrement froissé, glissé dans votre boite aux lettres par un malade mental désoeuvré, ça fait un choc. 

Et en plus il vous dit "dormez bien".

Ne sait-il pas qu'il y a bien longtemps que vous rentrez du boulot tellement fatigué mais préoccupé par vos problèmes d'argent que vous n'arrivez même que difficilement à trouver le sommeil ? Ah ces gens mal informés !

 

"M'enfin et la suite du courrier ?" vous entends-je héler ?

 

Une seconde, j'y viens ! On n'est pas aux pièces tout de même !

 

7) (A votre avis ?) Facture ! (bingo !)

8) Randstad et ses contrats de travail hebdomadaires.

 

Et puis là, alors que vous vous dites que plus rien ne peut vous arriver, qu'une facture de plus ou de moins ne vous tuera pas (plus que vous ne l'êtes déjà), que vous y êtes préparé, résigné même, bien que vous auriez aimé qu'aujourd'hui un gamin ait eu l'idée de foutre une allumette dans votre courrier pour s'amuser, vous découvrez, ébahi mais découragé, que la neuvième lettre est le pipi de manneken pis qui fait déborder le bassin de retenue : 

 

L'annuelle lettre de l'A.P.B.A., la société d'édition des Artistes Peignant de la Bouche et au Pied, qui vous envoie des jolies petites cartes postales ornées d'un magnifique coucher de soleil sur une plage ensoleillée (je hais le soleil), ou d'un splendide vase de tagètes (je hais les tagètes !!!).

616f84d4ce7ebf80bb7fb61a48b7348c.jpgLe tout, évidemment, accompagné d'un bulletin de virement vous enjoignant à faire un don (bien entendu exempté d'impôts, avantage non négligeable quand on n'en paye déjà de toute façon pas, pour cause de salaire, comme sus-mentionné, ayant du mal à afficher quatre chiffres tous les mois) qui permettrait de promouvoir l'intégration des personnes à mobilité réduite dans la société et ainsi permettre de créer, ensemble, main dans la main, un monde plus juste, plus beau, où tout le monde s'aimerait d'un amour fraternel (et sans sexe, hein. Le sexe c'est mal !), où plus personne n'aurait peur de porter son prochain plus faible sur ses épaules pour l'aider à avoir une vie meilleure.

 


Alors vous sortez votre feutre indélébile. 

Et vous vous dites que, demain, vous remettez ce courrier dans une boite postale en allant au bureau...

 

... à moins que vous ne vous y arrêtiez pas, au bureau, et que vous continuiez jusqu'au quai de Meuse.

 

Après tout, on est le 07 novembre.

 

L'eau est froide. 

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29.10.2007

404 Not Found...

... ou l'angoisse de la page blanche. 

"J'ai hâte de voir ton blog se remplir" m'a-t-on dit il y a quelques jours.

 Et depuis lors, rien. Je stagne. Je pêche. Je bloque. Je manque d'inspiration.

 Comment vais-je orienter ce blog ?

 Plutôt "Journal Intime" ? Non, tout le monde s'en fout.

 Regard critique sur la société ? Trop fatigant pour mes méninges actuellement épuisées.

Chroniques culturelles ? Ca me rappelle trop mon ancien boulot.

Bref, je sèche.

Si jamais vous avez une idée, n'hésitez pas, je prends.

23.10.2007

Mais pourquoi donc...

... intituler un blog "Article 9" ?

 

Oui, on s'en fout.

 

Alors pas de panique, je serai bref. Mais ça sera le prétexte à vous parler d'un petit quelque chose que j'ai découvert aujourd'hui. (Et voilà que ma schyzophrénie me reprend, comme si je m'imaginais que qui que ce soit puisse un jour lire ces lignes...)

 

L'article 9 de la du Code Civil français est simplement, si vous ne le savez pas déjà, celui qui fait le plus débat en ce moment dans le monde des "médias".

 

 C'est celui qui régit le droit à la vie privée.

  

C'est surtout, en ce moment, celui sur base duquel on attaque aujourd'hui des centaines de photographes chaque année, pas parce que ça porte préjudice à Marcel Dupont de voir sa trogne sur l'image d'un artiste publiée sur son site internet, non non, juste parce qu'on se dit que "Si cet artiste gagne du pognon avec ma tronche, j'vois pas pourquoi j'aurais pas droit à une part du gâteau".

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Cet article, je l'ai baffoué tous les jours où j'ai pris des images : personnes, lieux, bâtiments, oeuvres d'art... et même lampadaires publics peuvent être prétexte à procès pour un photographe.

 

A tel point qu'à l'heure actuelle, si on ne photographiait que ce qu'on a le droit de photographier, on ne verrait plus que des autoportraits d'un nombril pris en macro dans un miroir de salle de bains.

 

Prenant le contre-pied, j'ai commencé à photographier tout ce que je n'avais pas le droit de capturer sur la pellicule et à publier cela dans une galerie internet dont le titre était "Article 9".

Un clin d'oeil provocateur, rien de plus.

Le titre est resté. 

 

 

 
Mais pourquoi je raconte tout ça ?

 

Ah oui ! Ce quelque chose que j'ai lu tout à l'heure.

Si, dans le Code Civil français l'article 9 est un prétexte pour empêcher les photographes d'exercer leur art, pour les japonais, l'article 9, quoique non moins polémique, est certainement plus surprenant.

 Voyez vous même : 

 

Chapitre II. Renonciation à la guerre

Article 9. Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l'ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l'usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux.

Pour atteindre le but fixé au paragraphe précédent, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligèrance de l'État ne sera pas reconnu.

 

Incroyable ! A l'heure où tout le monde, à quelqu'échelle que ce soit, se tape sur la gueule pour le premier mot de travers, à l'heure où nous nous faisons des guerres, qu'elles soient internationales, civiles ou communautaires, à l'heure où la Belgique est privée de gouvernement depuis plus de trois mois, flamands et francophones se livrant une lutte sans merci pour l'hégémonie politique, il existe UN pays dont le principal texte de loi stipule qu'il ne participera plus jamais à la moindre guerre.

 Alors certes, on pourra toujours dire que ce sont de vaines paroles, le Japon ayant malgré ce texte une "armée d'autodéfense", mais cela reste tout de même suffisamment singulier pour que j'aie eu l'envie d'écrire quelques lignes à ce propos.

 

Merci de mon attention. (End of Schyzophrenic show.)