19.11.2007
Teasing...
... Ou "Pour plaire, ménage ton effet".
Sachez qu'ici, demain soir très très tard, en lieu et place de cette note, vous pourrez lire un article, que je prévois kilométrique mais qui, malgré ce défaut habituel chez moi, devrait ne pas manquer d'intérêt.
A l'issue de cette lecture, 55% d'entre vous, chers lecteurs, me prendront sans doute pour un fieffé trou du cul qui véhicule des idées à la mords-moi-l'noeud, 30% n'auront pas pris la peine d'aller jusqu'au bout et 5% n'auront rien compris.
Peut-être, si un miracle se produit, les dix derniers pourcents restants, si je n'attends pas d'eux qu'ils considèrent mes paroles comme étant d'évangile, du moins, les auront-ils considérées comme profitables.
Le titre de cet article sera sans doute "L'homme est un animal comme les autres... ou "L'écologie, vaste mensonge"."

"Pourquoi je fais ça" ?
"Tout le monde s'en fout" ?
Je sais... Mais si je ne fais pas ça, pour me forcer à écrire cet article, je sais que je ne l'écrirai jamais.
Faut bien que j'trouve des moyens pour m'obliger à faire mes devoirs, non ?
Sur ce, bonne nuit : j'm'en vais cogiter sous mes plumes.
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15.11.2007
Je ne le voulais pas mais je l'ai eu...
... mon quart d'heure à la Warhol !
Ah la magie de l'Internet et de la société moderne.
La libre circulation de l'information et des informations.
On se retrouve pris sous un tel flot de données, d'idées, de pensées, d'études, de statistiques, de publicités, de blagues et de "messages" en tous genres qu'on se demande encore comment on arrive à entendre et à emmagasiner quelque chose.
De ce point de vue là, je sais pas vous mais, pour ma part, j'ai toujours eu l'impression d'ouvrir ma gueule pour rien, de pisser dans le même violon que toutes les personnes qui, s'érigeant en pourfendeurs de la "pensée unique" se mettent à tous penser pareil.
Même en tant que journaliste, on ne sert à rien : on écrit des articles dont on se demande si quelqu'un les lit à part le mec dont le boulot est de checker s'il n'y a pas de faute d'orthographe. Et au final, on comprend bien vite qu'on nous a menti, à l'école, en nous apprenant par coeur "Le journaliste est le dernier rempart de la liberté d'expression. Sa plume est le bouclier qui protège le peuple des totalitarismes. Son rôle dans la société est crucial car il est le seul capable de bousculer les ordres établis."
Me faites pas rire, j'ai des aphtes : le journaliste écrit, désabusé, comme le speaker de supermarché annonce une promo au rayon pâtisserie en sachant que de toute façon personne ne l'écoute.
Et puis, parfois, on est surpris.
Comme moi, tout à l'heure.
Voulant voir si ce blog était référencé sous mon nom, j'ai fait une recherche de toutes les pages contentant "Sébastien Pepinster". Et, au hasard du farfouillage, je suis tombé sur une page tout à fait surprenante.
Un blog. Celui d'une jeune femme, portugaise, dont je n'ai jamais entendu parler.
Y partageant, apparemment, ce qui lui plait, tant en art qu'en littérature, chacun des articles reprend un poème, un texte de chanson ou une citation, le tout, orné d'une photo.
Et dans le tas, un article consacré à...
... "je vous le donne Emile"...
... moi !
La preuve, cliquez sur l'image, vous accèderez au blog en question.
Incroyable mais vrai ! Je n'aurais jamais cru que ce soit possible.
Dans cet article, une citation, en portugais, de quelques phrases que je ne me rappelais même pas avoir écrites en français.
En version originale ça donne ça :
"La facilité extrème de la communication cause de plus en plus le paradoxe de l'anonymat. La personne disparait derriere le message, l'humain derriere sa fonction. On croise tous les jours des milliers de personnes et plus on en croise moins on les voit. Au final, plus personne ne se voit, plus personne ne prend consience de l'Autre et on finit seuls. En groupe, seuls tous ensemble."
On peut pas dire que j'en aie honte : pas question, aujourd'hui, de renier ces propos. Mais c'est pas vraiment ce que j'ai dit de plus profond. Ca remonte à des années et ça n'avait d'autre intérêt que d'expliquer ma démarche photographique sur les villes, dans le cadre d'un concours pour le site Pontos.de.Vista.
Je n'aurais jamais cru possible que ça puisse intéresser quelqu'un.
Mais le plus fou, c'est après que je l'ai découvert : sur ce pos, des commentaires d'autres étrangers, acquiesçant, abondant en mon sens.
Non seulement ça a intéressé une personne, mais en plus, y a des gens qui sont d'accord avec elle.
Alors je me suis dit que j'allais un peu farfouiller dans les stats de mon blog, pour voir si, ces conneries-ci, n'intéressent pas non plus quelques personnes.
Et bien croyez-le ou pas, mais depuis la mise en ligne de ces pages, vous êtes une centaine à être revenus plus d'une fois.
Tout ça me donne une idée :
Et si j'publiais un bouquin, avec mes stupidités de raisonnements idiots ? Y aurait peut-être quelques fous pour l'acheter.
C'est décidé, lundi je vais voir ma conseillère intérim et je lui en parle :
"Bonjour, je viens vous voir parce que j'aimerais changer d'emploi. Je crois que celui que j'exerce actuellement n'est pas le plus adapté à mes compétences."
"Ah bon ? Et quel serait votre job idéal, Monsieur Pepinster ?"
"Force est d'avouer que je me vois bien gourou. A moins que vous ne puissiez me proposer une place de dictateur d'une petite république bananière..."
14:07 Publié dans Blabla sens dessus dessous | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.11.2007
Les joies de l'indépendance V2.0...
... ou "Que j'aime quand le téléphone s'y met aussi"...
Si vous avez lu l'article précédent, astucieusement intitulé presque pareil, vous allez comprendre de quoi je veux parler.
Quoique... Vous aurez peut-être tendance à penser que cet article va s'orienter vers le premier type "évident" d'emmerdeurs.
Celui qui vous emmerde à 22h30 pendant que vous regardez "Inspecteur Barnaby" sur la Trois.
Accroché aux accoudoirs de votre fauteil préféré, vous attendez, pris par le suspense, que le détective annonce enfin le nom du coupable, qu'il lève le voile sur cette affaire de meurtre sordide (le 537ème... ça fait beaucoup pour un seul petit village du Sussex qui ne doit pas compter plus de 2000 habitants !) et confirme ou infirme votre talent de profiler. Et c'est là, alors que la réponse est à deux doigts d'être donnée et que vous avez déjà préparé mentalement le "Tu vois Françoise, j'te l'avais dit que c'était la couturière qui avait fait le coup !" que vous êtes certain pouvoir sortir triomphalement dans moins d'une minute montre en main, c'est donc ce moment précis, que le téléphone choisit pour faire retentir dans la pénombre de votre salon sa sonnerie qui, si déjà en temps normal vous horripile, dans le cas présent vous donnerait presque envie de génocide.
Et à votre "Allo !" agacé répond par un "Bonsoir Monsieur. J'espère que je ne vous dérange pas." une jeune femme dont l'application à utiliser son plus beau français et le ton enjoué ne suffisent pas à masquer l'accent marocain, ivoirien ou roumain.
Réprimant votre envie de hurler "Bien sûr que si, connasse !!!", vous vous étranglez avec un "Euh... Un peu mais c'est pas grave..", permettant ainsi à la jeune femme sus-mentionnée de poursuivre avec "Très bien. Dites moi, Monsieur. Aimez-vous le vin ? Nous pouvons vous proposer une bonne sélection de vins du monde, un Cabernet Sauvignon chilien ou un...".
Bien décidé à ne pas laisser finir sa phrase cette empêcheuse de buller en rond vous raccrochez hargneusement le cornet et, désemparé, les larmes montant aux yeux, vous demandez "Alors, Françoise, qui c'est qu'a tué le pharmacien ?".
Bref.
Non, pas question avec cet article, de fustiger ni de lapider les agents "Hard Sellers" de Teleperformance Outbound Casablanca ou de Target Power Group Bucarest. Ces personnes ne faisant que leur travail et ayant fait ce travail moi-même (à cette exception que je ne vendais pas du vin mais que je dérangeais des italiens pendant les match de la Coupe du Monde de Football pour leur demander ce qu'ils pensaient des pneus Bridgestone), il serait totalement aberrant de leur en vouloir.
Les "emmerdeurs téléphoniques" dont je voulais parler plus haut sont tout autres.
Pour comprendre de qui il s'agit, mettons-nous (encore) en situation. (Tiens... Ca ne vous rappelle pas un sketch d'Eric et Ramzy ?)
Huit heures trente du matin. Tous volets fermés, vous dormez, dans le noir complet, la tête sous les couvertures, du sommeil du juste dont une semaine de congé accordée par votre employeur vous autorise à profiter.
Quand soudain, alors que vos rêves vous ont transformé en détective privé (Oui... bon... imagination à plat aujourd'hui...) et lancé dans une course-poursuite effrénée avec un suspect que vous soupçonnez d'avoir enlevé la jeune fille que vous aimez, vous êtes réveillé par ce que vous pensez, à la première écoute, être la stridulation de quelque grillon mâle échappé de sa garrigue.
Trois secondes se passent, vous vous faites violence pour comprendre d'où vient réellement ce bruit, et vous comprenez, stupéfait, qu'en fait de grillon il s'agit plutôt du téléphone fixe.
Vous vous précipitez alors, aveugle, dans les escaliers de votre mezzanine, risquant de vous rompre le cou et vous vous explosez le gros orteil dans le coffre ancien qui vous sert de table basse pour vous jeter sur le cornet du téléphone qui, vive les sans-fils ne se trouve évidemment pas sur sa base et que vous devez chercher à tâtons.
Pendant ce temps, votre futur interlocuteur, lui, ne se décourage pas, et les sonneries continuent à s'enchaîner.
Une fois le combiné retrouvé, et juste avant de décrocher, vous vous promettez d'être désagréable avec la personne à l'autre bout du fil si ce n'est pas votre conseillère RH Randstad qui vous propose un poste de PDG payé 12.000 euros par mois ou Yves Leterme vous appelant pour vous consulter sur les mesures à prendre pour parvenir à un accord de l'Orange Bleue sur le chapitre communautaire.
Et là, ce qui se produit vous arrête net dans votre élan, vous scie les jambes et vous laisse, comme le cancre qu'on appelle au tableau pour réciter la table de 9, sans réponse, à balbutier idiotement.
"Allo ?"
"Oui... euh... Allo." vous répond une voix étrangère qui, de toute évidence, a l'air aussi étonnée que vous de la situation.
"Sébastien Pepinster à l'appareil. A qui ai-je l'honneur ?"
"Euh..."
"Allo ? Madame ? Que puis-je faire pour vous ?" (Ah, la déformation professionnelle !)
"Euh ben... On peut parler, là, comme ça ? Ou faut qu'on prenne rendez-vous ?"
"Mais... prendre rendez-vous pourquoi ?"
"Ben pour avoir des conseils... enfin... vous savez bien, quoi... J'voudrais me faire aider..."
Alors, vous disant que cette conversation est trop surréaliste pour être une banale erreur de numéro, vous vous creusez les neurones encore endormis pour comprendre. Et la réponse apparait soudain, comme un flash.
Hier, vous avez pris le bus, pour rentrer de la gare, ayant la flemme, à minuit et demie, de marcher sous le crachin et les six degrés celsius de ce mois de novembre.

Et dans ce bus, déjà à moitié somnolant votre regard est resté fixé, sans la voir vraiment, sur une affiche, jaune et bleue, où l'on invitait les alcooliques à se faire aider pour sortir de leur dépendance.
Comment ? Facile ! En appelant un numéro de téléphone mis à leur disposition par la "Maison du Social de la Province de Liège" où la voix amie d'une bénévole leur répondrait les niaiseries habituelles et inutiles qui ne ferait que les conduire à de vaines promesses qu'ils auraient encore deux fois plus de remords de ne pas tenir.
Vous aviez presque oublié qu'au bas de cette affiche se trouvaient les coordonnées complètes pour joindre ces bénévoles.
Presque : cet appel téléphonique vient de vous le rappeler.
Et d'un coup, toute cette communcation devient claire comme de l'eau de roche puisque vous vous souvenez très distinctement avoir lu ceci :
COMMISSION PROVINCIALE ASSUETUDES-ORIENTATION ALCOOL
boulevard d’Avroy 28-30 4000 LIEGE
04/222.22.40
du lundi au vendredi de 9h à 16h
...222.22.40... Bon sang mais c'est bien sûr ! Votre numéro de téléphone est le 222.24.40.
Avec un ou deux verre de rouge dans le nez, même vous, vous ne feriez pas la moindre différence entre les deux.
Alors vous expliquez gentiment à la personne que vous avez en ligne qu'elle s'est trompée de numéro et que le centre d'orientation alcool est joignable au 22, pas au 24.
Elle, plutôt stupéfaite que vous ayez compris quel numéro elle essayait réellement de joindre, se contente de vous remercier et de raccrocher précipitamment.
Alors vous posez le téléphone et allez vous recoucher...
... sauf que...
... en montant les escaliers qui mènent à mes plumes, j'me suis dit que j'avais été plutôt bête :
Ce coup-ci, c'est moi qui aurais dû demander "Bonjour Madame ! Aimez-vous le vin ?".
Y avait peut-être de l'argent à se faire.
12:35 Publié dans Blabla sens dessus dessous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2007
Les joies de l'indépendance...
... ou "vive les casse-pieds en papier".
Quand on habite seul depuis quelques temps, on a l'habitude des multiples "joies" que cela comporte : démarcheurs à domicile qui veulent vous vendre, à 20h, un contrat chez un fournisseur d'énergie (alors que vous bossez pour l'une de ces sociétés), témoins de Jehovah le samedi matin à 7h30, potes de vos voisins qui se trompent de sonnette un soir de biture à 4h du mat et même les voisins tout court qui, rentrant morts saouls, s'aperçoivent qu'ils ont oublié leurs clés.
A chaque fois, on peste, on boude, on râle, mais on reste courtois : après tout, si vous ça fait 20 fois qu'on vous emmerde, le démarcheur coupable, c'est peut-être la 100eme fois qu'il se fait remballer insultes à l'appui. Il a déjà un métier suffisamment ingrat, ne rajoutons pas une couche.
Et puis, en restant philosophe et modéré, on ravale jusqu'à son énervement en se disant que si on avait habité chez papa et maman, certes, on aurait évité tout ça, mais on aurait eu droit aux "range ta chambre", "vide le lave-vaisselle", "mets la table" ou "enlève tes pieds du canapé". Ce qui, au final, n'est pas mieux.
Mais il y a quand même une catégorie d'emmerdeurs bien particulière dont j'ai envie de vous faire partager quelques perles aujourd'hui.
Il s'agit de ce qu'on appellera les "emmerdeurs postaux"
"Mais de quoi y parle ?" me direz-vous ?
Et bien mettons-nous tout de suite en situation :
Il est 18 heures 30. Dehors, il fait nuit noire depuis déjà pas mal de temps (Rigolez pas : on est le 07 novembre. Mettez le nez à la fenetre, demain, à 17h30 précises, vous verrez si je mens.) .
Vous rentrez du boulot, fatigué tant nerveusement que physiquement et, comme si ça ne suffisait pas, frigorifié par les 300m de marche qui séparent le bureau de votre porte d'entrée.
Et là, avant de rentrer vous mettre au chaud, dans un bon pull en polaire, avachi devant votre ordinateur à attendre minablement (et seul, évidemment) l'heure où vous crêverez suffisamment la dalle pour avoir le courage de vous faire violence pour préparer à manger quelque chose de pas forcément bon que vous avalerez en deux temps trois mouvement, risquant l'occlusion gastrique, en matant des vidéos à la con sur Dailymotion ou Youtube pour finir par attendre l'heure d'aller se coucher... mais je disgresse... avant de rentrer, disais-je donc, vous vous convainquez qu'il FAUT (sisi, c'est votre DEVOIR de CITOYEN LIBRE) relever votre courrier.
Vous ouvrez délicatement votre boite aux lettres, vous niquant les doigts (toujours gelés, souvenez-vous, on est le 07 novembre) avec le verrou de la petite porte de celle-ci, et vous tombez nez-à-nez avec un paquet d'une douzaine d'enveloppes. De toutes les tailles, de toutes les formes et même dirait-on -tellement certaines sont dans un état pas possible par l'action délicate du facteur- de toutes les époques.
Une fois passé le seuil de votre appartement (et après avoir risqué de vous casser une jambe à cause de la planche à repasser que vous avez laissé trainer en partant à l'arrache le matin même), vous jetez tout négligeamment sur la table du salon : le dépouillement peut attendre que vous ayez enlevé votre manteau, non ?
Et puis, religieusement, vous prenez le paquet de neuf lettres et courriers divers et vous lisez :
1) Facture d'électricité de novembre.
2) Rappel de facture d'électricité d'octobre.
3) Rappel de facture d'ADSL.
4) "Avec Cofidis, optez pour le crédit à la consommation instantané" (tiens donc...).
5) Taxes régionales 2nd semestre 2007.
...
... à la sixième lettre, vous êtes près de pleurer. Quand soudain... votre regard se pose sur un bout de papier dont vous n'aviez même pas remarqué qu'il n'était pas dans une enveloppe.
Et là, vous lisez une fois.
Deux fois.
Vous n'en croyez pas vos yeux.
Vous relisez trois fois.
Vous riez, un peu, puis vous dites que "c'est quand même dingue le temps que les gens peuvent perdre".
Non non, vous ne rêvez pas : on vous annonce bien l'apocalypse. La fin du monde. Voire, une fin de vie bestiale...
A dire vrai, vous vous y attendiez déjà : vu le nombre de factures à payer, le paquet de taxes, les huissiers qui vous courent après depuis des mois, votre propriétaire qui laisse des messages tous les deux jours sur votre boite vocale pour vous rappeler que vous avez "omis de payer le loyer en début de mois mais vous assurer qu'il a bon espoir que vous régulariserez sans tarder la situation qui doit n'être qu'un facheux oubli, tête en l'air que vous êtes", le signe "moins" inexorablement placé devant le nombre à trois chiffres du solde de votre compte bancaire alors que votre salaire atteint à peine, lui, les quatre chiffres tous les mois, il aurait fallu être totalement cinglé pour croire que vous avez une quelconque possibilité d'échapper à la saisie de biens et à la fin de vie, d'ici 2012, dans un carton sous un pont d'autoroute.
Résigné, vous l'êtes.
Mais le lire sur un petit papier découpé à l'arrache et légèrement froissé, glissé dans votre boite aux lettres par un malade mental désoeuvré, ça fait un choc.
Et en plus il vous dit "dormez bien".
Ne sait-il pas qu'il y a bien longtemps que vous rentrez du boulot tellement fatigué mais préoccupé par vos problèmes d'argent que vous n'arrivez même que difficilement à trouver le sommeil ? Ah ces gens mal informés !
"M'enfin et la suite du courrier ?" vous entends-je héler ?
Une seconde, j'y viens ! On n'est pas aux pièces tout de même !
7) (A votre avis ?) Facture ! (bingo !)
8) Randstad et ses contrats de travail hebdomadaires.
Et puis là, alors que vous vous dites que plus rien ne peut vous arriver, qu'une facture de plus ou de moins ne vous tuera pas (plus que vous ne l'êtes déjà), que vous y êtes préparé, résigné même, bien que vous auriez aimé qu'aujourd'hui un gamin ait eu l'idée de foutre une allumette dans votre courrier pour s'amuser, vous découvrez, ébahi mais découragé, que la neuvième lettre est le pipi de manneken pis qui fait déborder le bassin de retenue :
L'annuelle lettre de l'A.P.B.A., la société d'édition des Artistes Peignant de la Bouche et au Pied, qui vous envoie des jolies petites cartes postales ornées d'un magnifique coucher de soleil sur une plage ensoleillée (je hais le soleil), ou d'un splendide vase de tagètes (je hais les tagètes !!!).
Le tout, évidemment, accompagné d'un bulletin de virement vous enjoignant à faire un don (bien entendu exempté d'impôts, avantage non négligeable quand on n'en paye déjà de toute façon pas, pour cause de salaire, comme sus-mentionné, ayant du mal à afficher quatre chiffres tous les mois) qui permettrait de promouvoir l'intégration des personnes à mobilité réduite dans la société et ainsi permettre de créer, ensemble, main dans la main, un monde plus juste, plus beau, où tout le monde s'aimerait d'un amour fraternel (et sans sexe, hein. Le sexe c'est mal !), où plus personne n'aurait peur de porter son prochain plus faible sur ses épaules pour l'aider à avoir une vie meilleure.
Alors vous sortez votre feutre indélébile.
Et vous vous dites que, demain, vous remettez ce courrier dans une boite postale en allant au bureau...
... à moins que vous ne vous y arrêtiez pas, au bureau, et que vous continuiez jusqu'au quai de Meuse.
Après tout, on est le 07 novembre.
L'eau est froide.

23:10 Publié dans Blabla sens dessus dessous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.10.2007
404 Not Found...
... ou l'angoisse de la page blanche.
"J'ai hâte de voir ton blog se remplir" m'a-t-on dit il y a quelques jours.
Et depuis lors, rien. Je stagne. Je pêche. Je bloque. Je manque d'inspiration.
Comment vais-je orienter ce blog ?
Plutôt "Journal Intime" ? Non, tout le monde s'en fout.
Regard critique sur la société ? Trop fatigant pour mes méninges actuellement épuisées.
Chroniques culturelles ? Ca me rappelle trop mon ancien boulot.
Bref, je sèche.
Si jamais vous avez une idée, n'hésitez pas, je prends.
10:54 Publié dans Blabla sens dessus dessous | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



